Le jardin Cismigiu

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C’est un parc public près du centre de Bucarest, construit tout autour d’un lac artificiel. La création du jardin était un moment important dans l’histoire de Bucarest. Il forme le plus vieil espace vert et qui, avec ses 17 hectares, est le plus grand parc dans la région centrale de la ville. L’entrée principale est au Boulevard Elisabeta, devant l’Hôtel de Ville ; il y a une autre entrée importante qui donne sur le Boulevard Stirbei Voda, près du Palais Cretulescu. Le coin au sud-est du parc est adjacent au Collège  Gheorghe Lazar.

Points de repère

Le Rond roumain ou la Rotonde des Ếcrivains est une allée circulaire qui est bordée de bustes en pierre de douze auteurs roumains importants : Mihai Eminescu, Alexandru Odobescu, Titu Maiorescu, Ion Luca Caragiale, George Coşbuc, Stefan Octavian Iosif, Ion Creangă, Alexandru Vlahută, Duiliu Zamfirescu, Bogdan Petriceicu Hasdeu, Nicolae Bălcescu et Vasile Alecsandri.

La source Sissi Stefanidi, créée par Ioan C. Dimitriu Bârlad (1890-1964), représente une mère, affligée par la mort de sa fille, en versant de l’eau d’un pichet.

D’autres statues trouvées dans Cişmigiu, dont celle du journaliste Gheorghe Panu, sculptée par Gheorghe Horvath et celle de l’auteur et de l’activiste en faveur des femmes Maica Smara (1854-1944), sculptée par Mihai Onofrei.

Histoire

cismi1A partir de 1830, alors que la ville était dirigée, tout comme la Valachie, par le gouverneur Pavel Kiseleff, adepte de la civilisation européenne, les maires de la capitale roumaine rivalisent d’imagination pour moder­niser Bucarest. Parmi les projets de l’époque, l’aménagement d’un jardin pu­blic, à la mode européenne. Le nom de «Cismigiu» provient en fait du surnom du directeur du service des eaux de l’époque, qui possédait une maison dans le faubourg de Sarindar, au bord du lac. Le lac en question était au Moyen Age un endroit in­habité. Le drainage et la transformation du lac Cismigiu et de ses alentours en jar­din public ont commencé en 1836. Le prince Alexandru Dimitrie Ghica en a été le précurseur. Les travaux ont commencé sous l’égide du prince Gheorghe Bibescu en 1844, avec l’aide d’un horticulteur viennois, Friedrich Meyer qui était directeur du Jar­din Impérial de Vienne, en Autriche. Celui-ci a réalisé les plans de l’actuel parc ; il a été aidé par le jardinier Franz Harer.

L’aménagement du parc s’est fini durant l’année 1852, date de l’ouver­ture, effec­tuée par le prince roumain Barbu Stirbey. C’est l’époque de la fri­volité. Les belles dames de la ville ar­rivent en charrette et se promènent ensuite dans les allées, étalant leurs robes sophistiquées et leurs élégan­tes toilettes. Les promenades se pro­longent cismi4généralement tard dans la nuit, et se terminent par un passage au restaurant de la petite presqu’île, le «Monte Carlo», où l’on peut non seulement se restaurer mais aussi jouer au casino. Le parc est plein d’arbres décoratifs, ramenés des jardins de toute la région d’Europe centrale. Les allées sont pavées, et les fontaines artésiennes foisonnent. Les rives du lac sont aménagées, et éclairées pendant la nuit avec des réverbères. Les ponts, coquets, com­plètent l’atmosphère. Ce n’est pas un hasard si le parc Cismigiu a vu la naissance des photographes-minute à Bucarest…

Pourtant, malgré tout, le parc tel qu’on le connaît aujourd’hui a préservé l’at­mosphère des temps anciens. Sans doute parce qu’il n’a pas subi de modifications significatives. Cismigiu est toujours peuplé de vieux monu­ments, dont celui érigé à la mémoire des Héros Français, soldats tombés sur le front roumain en 1917, une oeuvre (en marbre) du sculpteur roumain Ion Jalea. Mais en fin de compte, la véritable beauté du parc réside dans l’œuvre de la Nature, ces paysages pleins de charme, ces allées fleuries, ces voûtes de rosés, ces sentiers qui se perdent dans les vieux arbres… Le parc Cismigiu offre ainsi, dans une ville de plus en plus agitée, un moment de paix à tous ceux qui prennent un moment d’y entrer.

Dans la fiction

On renvoie à Cişmigiu, un endroit de réunion traditionnel pour les Bucarestois, dans plusieurs oeuvres littéraires. Celles-ci incluent notamment plusieurs histories écrites par Ion Luca Caragiale, deux d’entre elles impliquant le caractère collectif Mitică, qui a survécu dans la conscience collective comme un stéréotype du Bucarestois. Dans l' »esquisse » de 1900, le volubile Mitică fait notamment allusion à un ami renvoyé de son emploi, un événement qu’il déguise, d’un ton sarcastique, en promotion, au « fait de chasser des mouches du Cişmigiu ». Dans un autre morceau, intitulé « le 1er avril », les jardins sont la scène d’un incident dramatique qui implique la mort d’un autre ou même de Mitică. Un caractère appelé Caracudi, que Caragiale a inventé comme une caricature de journalistes inventifs, est montré pour élaborer ses articles à sensations en se détendant dans les endroits différents de la ville, dont un est Cişmigiu.

Un roman par Grigore Băjenaru, intitulé « Cismigiu et comp », trace les événements de la vie des élèves étudiant au lycée voisin, qui passent souvent leur temps dans le parc.

Valentina Nastasel (XIe F)

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8 mars 2009. Étiquettes : , , . un petit tour à Bucarest.

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